INSTITUT INTERNATIONAL D'HYPNOSE, centre de formation professionnelle et certifiante à l’hypnose et à l’hypnothérapie - Casablanca, Royaume du Maroc.

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Évolution des techniques hypnotiques

Évolution des techniques hypnotiques

L'hypnose évolue à travers le temps - Institut International d'Hypnose

Évolution des techniques hypnotiques - Institut International d'Hypnose

Module II de la formation Praticien Professionnel en Hypnose

Évolution des techniques hypnotiques

Aussi loin que remonte le temps, l’hypnose existe. Les êtres humains ont, depuis toujours, cherché à utiliser l’esprit et les états modifiés de conscience (EMC) pour tenter de résoudre leurs difficultés.

Petite Histoire de l’hypnose

  • Il y a plus de 17500 ans avant J.C., des chamans plaçaient sur le visage des malades un masque représentant un oiseau et à l'aide d'un bâton chamanique, captaient les forces des dieux du sol et de la terre. Pratique d’un rituel qui permet d'activer la transe chamanique chez les malades. C'est la plus ancienne référence aux EMC, qui se trouve dans… la grotte de Lascaux.
  • Plus de 6 000 ans avant J.C., en Mésopotamie, des tablettes aux écritures cunéiformes sumériennes décrivent des guérisons obtenues par les EMC.
  • En Inde, l’Hindouisme s’est distingué par ses différents exercices d’intériorisation qui se rapprochent beaucoup des techniques employées en auto-hypnose (voir module 1).
  • A l’époque de l’Egypte Ancienne, une stèle découverte dans les années 1970 révèle la description complète d’une intervention ressemblant à une séance d’hypnose.
  • A Rome et dans la Grèce Antique, les suggestions hypnotiques étaient largement utilisées dans les temples de guérison. Les prêtres murmuraient des « mots qui guérissent » à l'oreille des malades (cf. le temple de Esculape).
  • Des grands hommes tels que Platon, Aristote ou Pythagore ont donné leur vision de la psyché. Socrate s’était lui-même qualifié d’ « accoucheur d’âmes ».
  • Paracelse (1493-1541) en 1520, dans son « Volumen Medicinae Paramirum », distingue cinq méthodes médicales (plantes contraires, médicaments, verbe, herbes et racines semblables, et, enfin, la foi). Selon lui, le facteur déclencheur qui décide d'une guérison est le médecin intérieur.
  • En 1750, Johann Joseph Gassner, considéré comme le précurseur de la psychothérapie avec son « Exorcimus Provatibus », élabore des techniques proches de certaines techniques hypnotiques modernes.
  • En 1766, le docteur Allemand Franz Anton Mesmer découvre ce qu’il appelle le « Magnétisme Animal » ou « Mesmérisme ». Selon lui, il existe un fluide universel dans le corps qui peut être utilisé à des fins thérapeutiques. Il est le premier à avoir l'ambition de donner une interprétation rationnelle à des phénomènes que l'on peut décrire sous le terme général de « transe ».
  • En 1784, Chastenet de Puységur découvre la transe somnambulique décrivant l’hypnose comme un « état » plutôt qu’une action extérieure. Il magnétise un patient qui était bien éveillé et semblait disposer de moyens accrus : majoration de l’intelligence, capacité de lucidité à propos des maladies et de leurs remèdes. Il décrit un rôle important de l’hypnotiseur sur l’hypnotisé.
  • En 1829, Jules Cloquet réalise la première anesthésie chirurgicale par « sommeil somnambulique » pour l’ablation d’un sein.
  • Écosse, novembre 1841 : dans un théâtre de Manchester, un médecin français reconverti dans le music-hall, le docteur La Fontaine, donne un spectacle de magnétisme (spectacle identique à ceux que l’on peut encore voir sur certaines scènes de théâtre). Dans la salle se trouve un médecin, James Braid. Il observe son confrère et comprend que tout est illusion. Les passes magnétiques, la fixation du regard sur un pendule, le ton autoritaire du magnétiseur sont là uniquement pour « distraire » l’attention du sujet et installer des suggestions qui ne sont pas comprises par le sujet : tout n’est que suggestion ! Comment nommer cette pratique qui n’a rien à voir avec un quelconque magnétisme ? Braid connaît bien la mythologie grecque et sait que dans le monde souterrain des dieux de l’Olympe, il existe un dieu bienveillant qui, pendant le sommeil, répare les blessures et panse les plaies du cœur, du corps et de l’âme. Il se nomme Hypnos. Il donne donc le nom anglais « hypnotize » à cette technique.
  • Hyppolyte Bernheim (1837-1919), professeur à l’université de Nancy. Il est chargé de démasquer Liébault et ses méthodes, mais finit par admettre les résultats de ce dernier. Ils fondent ensemble l’école de Nancy, également connue comme « école de la suggestion ».
  • En 1866, Ambroise-Auguste Liébault, médecin français, convainc le professeur Hippolyte Bernheim de l’importance de l’Hypnose. C'est la création de l’Ecole de Nancy (opposant de Charcot). L’Hypnose est un phénomène psychologique normal, applicable à chacun, susceptible d’accroître la suggestibilité déjà présente à l’état de veille. La suggestibilité étant l’aptitude à être influencé par une idée acceptée par le cerveau et à la réaliser. Bernheim est l’un des pères fondateurs de l’hypnothérapie.
  • En 1878, Jean-Martin Charcot fonde l’Ecole de la Salpétrière à Paris, il soutient que l’Hypnose est « un état pathologique proche de l’hystérie ». L’approche de Bernheim s’oppose à celle de Charcot, depuis il a été démontré que Bernheim avait raison : l’Hypnose est bien un état d’être « naturel ».
  • Joseph Babinsky (1825-1893). Convaincu par la nature de la suggestion, il abandonne les travaux qu’il avait entrepris auprès de l’école de La Salpétrière. C’est la naissance de la guérison par la suggestion ou “pithiatisme”.
  • Sigmund Freud découvre l’Hypnose en 1885 et se forme à Nancy, mais abandonna très vite la pratique, trouvant l’Hypnose trop autoritaire à son goût.
  • En 1889 Pierre Janet publie « L’automatisme psychologique », un ouvrage qui est encore lu et apprécié de nos jours. En 1930, il deviendra le premier titulaire de la chaire de psychologie expérimentale au Collège de France.
  • Emile Coué (1857-1926) pharmacien nancéien, met en place une méthode connue aujourd’hui sous le nom de La méthode Coué. « Chaque jour, à tous les niveaux, et sur tous points de vue, je vais de mieux en mieux ».
  • En 1933, aux États-Unis, le médecin Clark Leonard Hull publie un ouvrage où il décrit une application clinique de l’Hypnose : le traitement de la douleur. Il démontre aussi l’efficacité de l’Hypnose en anesthésie. Il souligne que son travail est dans la continuité des recherches de Bernheim.
  • En 1935, Pavlov défend l'idée de Janet autour d’une hypnose neuro-biologique. Dans la dernière lettre rédigée la veille de sa mort (en 1935), Pavlov écrit : « Je regrette de ne pas posséder l’outil qui permettrait de mesurer ce qui se passe entre le cortex et le système limbique. » S’il avait vécu 50 ans plus tard, il aurait disposé de cet « outil » : l’IRM fonctionnelle. 
  • Aux Etats-Unis, Milton Hyland Erickson (ancien élève de Hull), médecin psychiatre américain , bouleverse les conceptions de l’Hypnose et des thérapies brèves grâce à une « re-modélisation » des techniques employées. Bateson, Watzlawick, Weakland et Haley, membres de l’Ecole de Palo Alto, considèrent Milton Erickson comme étant le « père de la communication moderne ». L’Hypnose Ericksonienne est née et sera perfectionnée par les travaux de ses élèves.
  • J. H. Schultz, développe une méthode de relaxation progressive qui tient compte du phénomène de fragmentation d’une transe hypnotique, c’est la méthode Schultz.
  • Alfonso Caycedo fonde en 1959 une société d’Hypnose clinique qu’il rebaptisera plus tard « La société de Sophrologie Médicale ».
  • Dans les années 1970, naissance de la Programmation Neuro-Linguistique (Bandler et Grinder).
  • En 1979, Daniel L. Araoz, sexologue et hypnothérapeute américain célèbre, développe La Nouvelle Hypnose en s’appuyant sur les techniques hypnotiques utilisées par Erickson dans un but de thérapie et de développement personnel des patients.
  • Au début des années 2000, Pierre Coriat, chef du Service d’anesthésie de l’Hôpital de la Pitié-Salpétrière, propose le premier diplôme d’Hypnose médicale en France. Patrick Hardy, chef du service de psychiatrie de l’Hôpital de Bicêtre, crée un diplôme universitaire d’Hypnose médicale ouvert aux médecins et aux psychologues. 
  • En 2001, Olivier Lockert, hypnothérapeute et Enseignant International en hypnose inverse les structures de l’Hypnose Classique et Ericksonienne afin de travailler avec la Conscience majuscule plutôt qu’avec l’Inconscient. Il donna vie à l’Hypnose Humaniste qui s’oriente vers une authentique philosophie de vie.
  • 2012, création de l’Institut International d’Hypnose. Son directeur, Sebastian LOPEZ, exporte le savoir-faire français vers les pays hispanophones et d’Afrique du Nord. Il développe l’Hypnose et l’Hypnose Humaniste à travers le monde. Ouverture en 2015 du premier centre d’activités (formation, séminaires, stages) et de  thérapies par l’Hypnose à Paris 8ème.
  • 2017, ouverture de l’Institut International d’Hypnose de Casablanca. Notre centre forme à toutes les approches hypnotiques. l’Hypnose Traditionnelle, l’Hypnose Ericksonienne et l’Hypnose Humaniste en font partie. De nouvelles ouvertures sont prévues au Maroc, et plus généralement en Afrique. 

Le Mesmérisme

Médecin autrichien, Frederick (Franz) Anton Mesmer écrivit en 1766 un essai intitulé « De l'influence des planètes sur le corps humain ». L'essai s'inspire entre autres des théories sur le magnétisme du médecin suisse Paracelse et du médecin écossais William Maxwell.

Mesmer développa ainsi la théorie selon laquelle les planètes, les étoiles et la lune influencent, par l'intermédiaire d'une énergie magnétique invisible, non seulement les marées terrestres, mais également les fluides présents dans le corps humain, les plantes et les animaux.

C'est en 1773 que Mesmer mettra en place les traitements sur l'idée d'un fluide universel. En 1777 Mesmer quitte Vienne après avoir traité la cécité d'une musicienne âgée de 18 ans et qui était aveugle depuis l'âge de 4 ans. Ayant retrouvé partiellement la vue, le père de la jeune fille demande à Mesmer d'arrêter le traitement, car il risquait de perdre une pension que l'état lui versait pour l'handicap de sa fille. Des conflits entre la fille et le père devinrent plus importants et la vision de la jeune fille se détériora à nouveau. C'est apparemment pour éviter un scandale que Mesmer part à Paris pour s’installer.

En 1778, Mesmer ouvrit son cabinet médical et bénéficia rapidement d’un haut statut professionnel et social. Il publia en 1779 son mémoire sur la découverte du magnétisme animal, dont les thèses principales pour décrire sa pratique sont entre autres : 

  • Qu’il existe un fluide physique subtil qui remplit l'univers. Ce fluide sert d'intermédiaire entre l'homme, la terre et les corps célestes, ainsi qu'entre les hommes eux-mêmes.
  • Les maladies résultent d'une mauvaise répartition de ce fluide dans le corps humain et la guérison proviendrait du rétablissement de cet équilibre. 

Avec les techniques de Mesmer, ce fluide pouvait donc être canalisé, emmagasiné et transmis à d'autres personnes, pouvant aller jusqu’à provoquer des crises chez les malades (utiles pour les aider à guérir).

Mesmer pense que le magnétisme animal serait la capacité que possède tout homme d'aider à guérir son prochain. Cette aide pour la guérison se ferait grâce à un fluide naturel dont le magnétiseur serait la source et qu'il diffuserait grâce à des passes (ces passes sont connues comme les passes magnétiques ou passes Mesmériennes).

Une science contestée

Les avis sur Mesmer sont partagés entre ceux qui pensent que Mesmer apporte une réelle découverte et ceux qui pensent que Mesmer est un charlatan. Malgré les avis partagés Mesmer est rapidement débordé de patients et pour pouvoir en traiter un plus grand nombre, il propose des séances collectives.

C'est pendant ces séances collectives connues comme les séances « du Baquet » que d’étranges phénomènes se produisent : certaines personnes perdent le contrôle, éclatent de rire en pleine séance, sont prises de convulsions ou encore se comportent de façon hystérique.

Mesmer essaie inutilement d'obtenir les approbations officielles pour que sa doctrine devienne une science. Louis XVI nomme deux commissions chargées d'étudier la pratique du magnétisme animal: l’Académie de Sciences et la Société Royale de Médecine. C'est suite à cela que le magnétisme animal en tant que science fut interdit de pratique. 

En 1784 le marquis de Puységur (ami de Mesmer), fit la découverte d'un état jusqu'ici inconnu de la conscience qu'il appela "le sommeil magnétique". Ce phénomène nouveau suscita un intérêt particulier sur la pratique de Mesmer.

Avec un peu de recul, il est possible de comprendre les apports au monde de l'hypnose réalisés par Franz Anton Mesmer. Le terme mesmérisme fait lui-même référence à un état d'enchantement ou de fascination. Au sujet de sa technique, on est en mesure d'imaginer que les passes magnétiques et les suggestions de guérison faisaient entrer en transe les patients et comme son style était flamboyant et certainement excessif, les patients se dépêchaient d'entrer rapidement en transe pour ainsi échapper à une expérience bouleversante.

La renommée de Mesmer dans le monde anglophone sera telle que le verbe HYPNOTISER en Anglais se dit aussi bien TO HYPNOTIZE que TO MESMERIZE.

Le Braidisme

James Braid, médecin et chirurgien écossais, s’intéresse au Magnétisme Animal lorsqu’il fait la connaissance de Charles de Lafontaine (un magnétiseur franco-suisse) lors d’une démonstration à Manchester en 1841. Sceptique, Braid voyait le mesmérisme comme une discipline fort douteuse, et pour se convaincre de son scepticisme, il se livre à ses propres expériences. 

Braid constate que si l’imagination joue un rôle dans le domaine du sommeil critique, celui-ci reste un état bien différent du sommeil. Il met alors au point une méthodologie permettant de retrouver cet état. Il demande à ses sujets de fixer leur attention sur une surface brillante et de garder cette attitude de concentration: au bout de quelques instants les sujets arrivent à des états similaires que ceux atteints suite aux passes magnétiques. Braid arrive à la conclusion que c’est le patient lui même qui se place en sommeil critique et qu’il n’existe aucune influence magnétique passant de l’opérateur au sujet. Il dément ainsi la notion de fluide universel, théorie chère au mesmérisme et appelle sa pratique Neuro-hypnotisme.

Naissance du terme Hypnose

James Braid a pu constater qu’en demandant à ses patients de fixer un point, il lui était possible d’induire une transe hypnotique. Sa technique, citée plus haut, est encore utilisée de nos jours et porte le nom de Braidisme.

Apparemment, quand James Braid comprit qu’il avait découvert l’induction de la transe hypnotique chez ses patients, il conclut que le mesmérisme était un concept fort erroné et prit la résolution de donner une tournure plus scientifique à sa découverte. Ainsi, James Braid se lança dans une démarche ayant pour but de légitimer la pratique de l’Hypnose par les médecins britanniques et européens.

C’est dans un article destiné à discréditer les notions de mesmérisme et de Magnétisme Animal que James Braid employa le terme « HYPNOSE » pour la première fois. Cet article est apparu en 1842, et portait le nom de « Practical Essay on the Curative Agency of Neuro-Hypnotism ».

En 1843, James Braid publia un nouvel ouvrage intitulé « Neurohypnologie - Traité du sommeil nerveux ou Hypnotisme », dans lequel il définit l’Hypnose comme étant « un sommeil nerveux dans lequel il est facile de plonger une personne, en utilisant l'induction par la fixation sur un objet brillant ».
Il utilise cette méthode pour produire des anesthésies hypnotiques, phénomène qu’il utilisera plus tard pour pratiquer des chirurgies.

James Braid affirme que le phénomène hypnotique est produit par une impression exercée sur les centres nerveux. En produisant ce phénomène il espérait permettre des guérisons de désordres fonctionnels jusqu’ici incurables. Braid parvint à des résultats exceptionnels en ce qui concerne les maux de tête, les palpitations, les paralysies, les rhumatismes, l’aphasie et les tics douloureux (aujourd’hui connus sous le nom de « Syndrome de Gilles de La Tourette »).

En 1846, James Braid continue avec ses expériences et publia « Le pouvoir du corps sur l’esprit », et en 1850 il publia ses observations expérimentales dans son livre « Observation à propos de la transe ». Les travaux de James Braid seront connus, repris et largement développés en France à partir de 1859 puis utilisés par Hippolyte Bernheim (école de Nancy) et par Charcot (école de la Salpêtrière).

Le Braidisme en France

  • 1859, Eugène Azam et Paul Broca rendent compte à l’Académie de Sciences d’une intervention chirurgicale pratiquée sous anesthésie hypnotique.
  • 1860, Alfred Velpeu présente les travaux de James Braid à l’Académie de Sciences.
  • 1860, Joseph Durand de Gros, publie le livre : Cours théorique et pratique du Braïdisme, ou Hypnotisme nerveux.
  • 1870, Hyppolite Taine dans son livre « De l’Intelligence », présente une introduction aux théories de James Braid.

James Braid, publications

  • (Anglais) Satanic agency and mesmerism reviewed, 1842
  • (Anglais) Neurypnology; or the rationale of nervous sleep, considered in relation with animal magnetism. Illustrated by numerous case of its successful application in the relief and cure of disease, 1843, (Trad. française : Hypnose ou Traité du sommeil nerveux, considéré dans ses relations avec le magnétisme animal, 1883, Rééd. L'Harmattan, Paris, 2004)
  • (Anglais) The Power of the mind over the body, 1846    
  • (Anglais) Observations on Trance: or human hibernation, 1850
  • (Anglais) Magic, Witchcraft, animal magnetism, hypnotism, and electro-biology, 1852
  • (Anglais) The Physiology of Fascination, 1855.

L’école de la Salpétrière

Jean Martin Charcot (1825-1893), premier médecin neurologue français, qui était également professeur d’anatomie pathologique et académicien. Il découvre une maladie dégénérative : la sclérose latérale amyotrophique (aussi appelée la maladie de Charcot).

Charcot est l’un des fondateurs de la neurologie moderne. Ses travaux sur l’hystérie et l’Hypnose (il est à l’origine de l’école de La Salpétrière) ont inspiré de nombreux professionnels du monde médical, dont Pierre Janet et Sigmund Freud.

En 1978, Charcot commence à étudier l’hypnose sous l’influence de Charles Richet, et réhabilite cette dernière comme sujet d’étude scientifique. Dans ses recherches, il présente et définit l’Hypnose comme étant une somatisation de l’hystérie. 

Charcot utilise l’Hypnose pour créer des paralysies, symptôme bien connu des hystériques. En revanche, si Charcot utilise l’Hypnose pour créer des paralysies « artificielles », il ne l’utilisera pas pour les défaire.

Dans l’une de ses publications devenues célèbres, Jean Martin Charcot explique qu’il existe des états différents chez les hystériques, en fonction de la profondeur de l’hypnose. 

Ces états, appelés « LES QUATRE ETATS DES MALADIES HYSTERIQUES » sont les suivants :

  • La léthargie, qui est obtenue en appuyant sur les globes oculaires du sujet lors de l’induction. Cet état se caractérise par une diminution de l’activité physiologique, c’est à dire que le sujet peut présenter un état de torpeur, d'apathie et d'extrême affaiblissement.
  • La catalepsie, qui est obtenue en rouvrant les paupières du sujet, bien souvent à plusieurs reprises et suite à des suggestions (par exemple). Une catalepsie est la suspension involontaire des muscles du corps ou d’une partie du corps dans la position où il seront positionnés, comme une statue ou un pantin.
  • Le somnambulisme, obtenu après friction du crâne. Dans cet état le sujet semble éveillé et réagit aux suggestions de l’opérateur.
  • L’amnésie totale (parfois partielle) de la séance d’hypnose, c’est à dire que le sujet semble ne garder aucun souvenir de la séance. 

C’est en étudiant l’hystérie en tant que maladie que Charcot redonne toute sa dignité aux malades, car il peut expliquer scientifiquement un fonctionnement particulier, effaçant ainsi l’idée que le malade « fait semblant » ou simule. 

Il créé aussi la surprise en mettant en évidence le fait que l’hystérie n’est pas le propre des femmes, mais touche aussi les hommes.

Au sujet de l’hystérie

Selon Antoine Poirot, l’hystérie est une disposition mentale particulière, tantôt constitutionnelle et permanente, tantôt accidentelle et passagère, qui porte certains sujets à présenter des apparences d'infirmité physique de maladies somatiques ou d'états psychopathologiques.

L'association de manifestations permanentes ou récurrentes, fréquemment des paralysies, des troubles de la parole ou de la sensibilité, et d'autres manifestations transitoires, telles que des crises d’épilepsie ou des phobies « psychogènes », en constituent certaines des formes les plus courantes.

Charcot - Œuvres complètes, tome 1

  • Neurologie, [s.l.], [s.n.], [s.d.], manuscrit de 395 feuillets (fonds : manuscrits des leçons de J.M.Charcot).
  • Leçons cliniques sur les maladies des vieillards et les maladies chroniques, Paris, A. Delahaye, 1874.
  • Exposé des titres scientifiques, Imprimeries Cerf (Versailles), 1878.
  • Sur les divers états nerveux déterminés par l'hypnotisation chez les hystériques, 1882.
  • Leçons sur les maladies du système nerveux, 1885-1887.
  • Avec P. Richer, Les Démoniaques dans l'art, Delahaye et Lecrosnier, 1887.
  • Avec P. Richer, Les Difformes et les Malades dans l'art, Lecrosnier et Babé, 1889.
  • La foi qui guérit [archive], F. Alcan, Paris, 1897, 38 p.

En son honneur, le nom de Charcot a été donné à des symptômes ou à des maladies, soit de son vivant, soit en son hommage :

  • la maladie de Charcot est l'autre nom de la sclérose latérale amyotrophique. Elle désigne également l'atteinte articulaire au cours de la syphilis (désignation plus utilisée dans le milieu anglophone) ;
  • la maladie de Charcot-Marie-Tooth est un ensemble de maladies héréditaires touchant les nerfs sensitivo-moteurs ;
  • le signe de Charcot se voit en cas de paralysie des muscles ulnaires (anciennement « muscles cubitaux ») ;
  • l'anévrisme de Charcot-Bouchard est une complication cérébrale de la tuberculose ;
  • les cristaux de Charcot-Leyden se voient dans certains crachats d'asthmatique ;
  • le pouls lent de Charcot est une manifestation du bloc auriculo-ventriculaire pouvant conduire à une syncope ;
  • le pied de Charcot est une description de l’ostéo-arthropathie des chevilles et des pieds qui peut compliquer le diabète.

Hyppolyte Bernheim (École de Nancy)

Hyppolyte Bernheim est, avec Liébault, Liégeois et Beaunis, l’un des pères fondateurs de l’école de Nancy, communément appelée « école de la suggestion ».

Professeur de médecine, neurologue, hypnotiseur (…) Bernheim sera considéré comme l’un des plus grands psychothérapeutes d’Europe.

Bernheim définit l’Hypnose comme un sommeil produit grâce aux suggestions, et donnant lieu à de multiples applications thérapeutiques. Cette définition va à l’encontre de celle proposée par Charcot (Ecole de la Salpétrière). Selon ce dernier l’Hypnose serait un état pathologique réservé aux sujets prédisposés à l’hystérie et sans possibilité d’utilisation thérapeutique.

D'après Bernheim, une suggestion est l’influence provoquée suite à une idée suggérée par l’opérateur, saisie puis acceptée par le cerveau du sujet. Il déclare que ce qu’on appelle « hypnotisme » n’est autre chose que la mise en activité d’une propriété normale du cerveau, la suggestibilité. 

Pour résumer, toute hypnose ne serait que suggestibilité et cette dernière peut-être définie comme l’aptitude à être influencé par une idée extérieure et à chercher sa réalisation. 

D’après lui, l’hypnose est inséparable de la suggestibilité, dans le sens que « la suggestion est née de l’ancien hypnotisme, tout comme la chimie est née de l’alchimie ». Bernheim s’éloigne peu à peu de l’hypnose car selon lui, ses effets peuvent être obtenus en employant d’autre techniques. Il s’intéresse ainsi à cette nouvelle manière de faire passer des suggestions à l’état d’éveil qu’il nommera la psychothérapie.

C’est en 1907, dans le livre intitulé « Le Docteur Liébault et la doctrine de la suggestion » que Bernheim aborde le concept d’IDEO-DYNAMISME, c’est-à-dire: une idée qui tend à se réaliser, dans le sens de devenir acte. Il met en lumière la notion de placebo, du verbe latin « je plairai » sous-entendu « au médecin-prescripteur », le phénomène psychique de confiance ou de croyance dans la toute-puissance de la médecine étant ici primordial pour la guérison.

Œuvres et publications (source: Wikipédia)

  • Des Fièvres typhiques en général, Strasbourg (1868).
  • « Leçon d'ouverture de clinique médicale », in: Annales médicales de l’Est, 1874, p. 175-185, 
  • Leçons de clinique médicale, Paris (1877).
  • De la suggestion dans l'état hypnotique et dans l'état de veille, Paris (1884) ; éditions L'Harmattan, 2004 
  • De la Suggestion et de ses applications à la thérapeutique, Paris (1886) ; éditions L'Harmattan, 2005
  • Recueil de faits cliniques, 1883-1886 (1890).
  • Hypnotisme, suggestion, psychothérapie, études nouvelles (1891) ; éditions Fayard, 1995
  • L'Hypnotisme et la suggestion dans leurs rapports avec la médecine légale (1897) 
  • « Doctrine de l'aphasie, conception nouvelle », in: Revue médicale de l'Est, 1906, 38, p. 657-72, 694-704,
  • Le Docteur Liébault et la doctrine de la suggestion (1907).
  • De la suggestion, Paris, Albin Michel (1916) ; éditions L'Harmattan, coll. « Encyclopédie psychologique », Rééd. 2007 
  • Automatisme et suggestion (1917).
  • L'Hystérie : Définition et conception, pathogénie, traitement, Encyclopédie scientifique, O. Doin et fils, 1913.

Ambroise-Auguste LIÉBAULT (École de Nancy)

Ambroise-Auguste Liébault 1823-1904, (avec Bernheim et Beaunis), médecin, est l’un des fondateurs de l’Ecole de Nancy, aussi connue sous le nom de « l’école de la suggestion ». Il s’intéresse d’abord au magnétisme animal (à travers les travaux de Alphonse Tesle, Charles Lafontaine, Du Potet, etc.). 

Ses premières interventions se feront sur des femmes et de jeunes enfants en leur faisant boire de l’eau magnétisée et en utilisant des techniques d’imposition de mains. Apparemment, il a été grandement influencé par les travaux d’Eugène Azam et Alfred Velpeau, tous deux ayant introduit en France les théories du médecin Ecossais James Braid (voir Braid et le Braïdisme). 

En 1866, il publia un livre intitulé « Du sommeil et des états analogues, considérés surtout du point de vue de l’action morale sur le physique ». Ce livre est passé presque inaperçu, tant le sujet semblait hors du contexte dans une période où le magnétisme était discrédité et souvent associé à du charlatanisme. Pourtant, dans ce livre, il fait état de notions théoriques et pratiques qui sont proches du magnétisme, mais qui nient la notion de fluide universel si chère au mesmérisme. Il aborde ainsi les travaux de l’abbé De Faria et des médecins Bertrand et Noizet.

C’est en 1882, à l’âge de 59 ans que Liébault fonde, avec le professeur Hyppolyte Bernheim, l’Ecole de Nancy. Cette école participera à l’âge d’or de l’Hypnose en France. Ses travaux traverseront les frontières, inspirant un grand nombre de recherches et attirant de nombreuses personnalités comme Sigmund Freud (qui considère Liébault comme le père de la médecine psychosomatique), Émile Coué (pharmacien, à l'origine de la méthode Coué) ou Nicolas Dahl (qui adaptera ses méthodes en Russie).

Œuvres (source wikipédia)

  • Etude sur la désarticulation fémoro-tibiale, 1850, thèse de médecine, Strasbourg, no 205 
  • Du sommeil et des états analogues considérés surtout du point de vue de l'action du moral sur le physique, 1866, Masson, Paris
  • Ébauche de psychologie, 1873 - Étude du zoomagnétisme, 1883
  • Confessions d'un médecin hypnotiseur, 1886
  • Thérapeutique suggestive, 1891 (sur les expériences de suggestion à distance menées avec Liégeois et Beaunis).

Donato - Alfred D’Hont (1840-1900)

Hypnotiseur et Magnétiseur Belge, il est connu pour des démonstrations spectaculaires d’Hypnose sur la période allant de 1870 à 1880. Charcot et Charles Richet (entre autres) découvriront l’hypnotisme à travers les travaux de Donato.

Le professeur Donato était également connu pour ses inductions en fascination (mise en transe du sujet en le regardant dans les yeux) et par sa collaboration avec Charcot (apparemment c’était Donato qui mettait les patients de Charcot en transe). Le pouvoir qu’on attribuait à Donato était si grand qu’on raconte que les officiers de la Garde Républicaine tombaient à ses pieds (dans la soumission la plus totale) seulement en le regardant dans les yeux.

Magnétisme ou Hypnotisme ?

Alors que les guerres devenaient intestines entre différentes écoles d’Hypnose et qu’une réelle scission s’était amorcée entre hypnotisme et magnétisme, Donato tente d’apporter un peu de clarté dans la définition de l’Hypnose et du Magnétisme (lui même se présentant comme étant à la fois Magnétiseur et Hypnotiseur). 

C’est ainsi que Donato s’exprime, dans l’avant-propos de son livre « Cours pratique D’Hypnotisme, de Magnétisme Et de Suggestion »: 

(…) D’abord, entendons-nous une fois pour toutes sur ces deux mots : magnétisme et hypnotisme.

Les magnétiseurs de la vieille école, soit ceux qui en sont encore aux uniques théories du Baron Du Potet, prétendent que le sommeil artificiel est provoqué par le seul fluide de l’expérimentateur, c’est-à-dire par une onde mystérieuse qui s’échapperait du monde de l’art moléculaire, non seulement des mains du magnétiseur, mais également de son corps tout entier.

Les hypnotiseurs scientifiques, de l’école du docteur Liébault de Nancy, nient absolument l’existence des fluides et affirment que le sommeil est provoqué par la fixité du regard et par une volonté suggestive absolue.

Il faut avoir le courage d’affirmer que « magnétiseurs et hypnotiseurs » jouent sur les mots. Le magnétisme a besoin de l’hypnotisme, et vice-versa. Certains sujets ne sont influençables que sous la caresse des passes, leur répétition monotone apaisant leur nervosité et les plongeant dans un état d’abord somnolent, qui fait place au véritable sommeil. 

D’autres sujets, au contraire, ne subissent que l’action de l’oeil et ne s’endorment qu’après avoir fixé soit la prunelle de l’expérimentateur, soit un objet brillant, soit un moteur tournant devant leurs propres yeux d’une façon régulière. 

Le professeur H. Durville (qui a fait connaître le Magnétisme à nos contemporains, comme Mesmer et le baron Du Potet l’ont fait connaitre à nos pères), est un ennemi-né de l’Hypnotisme.

Tous les bienfaits de la vie, dit-il, nous les devons au pouvoir fluidique; l’hypnotisme est une fascination qui n’est utilisable que sur les névrosés et les hystériques, et qui n’a jamais servi qu’à des expériences d’hôpital ou à des séances publiques où les Pickman et les Donato ont fait recette en excitant la curiosité.

Le maître distingué, auquel nous devons tant de livres intéressants, et particulièrement ce FANTOME DES VIVANTS qui révolutionne la librairie occulte, me semble bien intransigeant, car la distance qui sépare le Magnétisme de l’Hypnotisme est si minime, qu’il faut, pour la distinguer, des yeux exercés de professionnel.

Le public, lui, ne voit aucune différence entre ces sciences, et quand il parle de Pickman, ou d’un maître hypnotiseur, il dit généralement: « Le célèbre Magnétiseur ». C’est plus commode à dire qu’Hypnotiseur, et l’on a moins de tendances à prononcer Hypnotiseur, et pourtant, c’est la même chose. Je suis presque de cet avis !

Le directeur de l’école de magnétisme nous dira que le fluide humain ne sert pas seulement à endormir un sujet, mais également à guérir les malades bien éveillés ; que des passes remontantes ou ascendantes agissent directement par la seule imposition des mains, dégageant l’aura mystérieux qu’est le fluide.

Les Docteurs Charcot et Liébault affirment avoir soigné des maladies organiques sans un geste, mais simplement en affirmant au malade qu’il était sauvé et, en lui faisant par la parole suivre progressivement la marche de cette guérison.

Le docteur Borillon, qui dirige avec tant d’autorité l’intéressante « Revue de l’Hypnotisme », dit en parlant du docteur Liébault : Il fut l’apôtre d’une hérésie à peine croyable à une époque où il ne sera venu à personne l’idée de secouer le joug de la discipline dogmatique imposée par la faculté de Paris. 

Convaincu de l’influence exercée par le moral, non seulement dans la production mais aussi dans la guérison des maladies nerveuses, le docteur Liébault, excluant de sa pratique les bromures, les douches et l’isolement, imagine des procédés thérapeutiques nouveaux qui sont devenus le point de départ d’une méthode nouvelle, désignée actuellement sous le nom de PSYCHOTHERAPIE. Bien entendu, comme il n’était investi d’aucune qualité officielle, on n’attacha aucun crédit à ses démonstrations. Ses communications furent absolument dédaignées. Il fut même tenu à l’index par la société de Médecine de Nancy.

Liébault n’en fut nullement affecté, et dans une préface de la seconde édition de son livre sur « Le Sommeil et ses États Analogues », il exprime en termes positifs le dédain que doit professer tout homme de caractère à l’égard de jugements superficiels ou malveillants. Du moment, dit-il, qu’on s’écarte du courant ordinaire, on ne se range pas derrière ses grands prêtres comme des moutons de Panurge, on se séquestre nécessairement, et les savants et le « vulgum pecus » s’éloignent de vous. Heureux si l’on rencontre par-ci par-là quelques timides adeptes qui vous consolent tout bas. Mais, en ce cas particulier, qu’importe l’adhésion des savants et du public, quand on est sur des vérités que l’on met au grand jour! 

Qu’importent surtout les anathèmes et les dogmes de la Médecine classique lorsque, établi sur le terrain solide de l’observation et de l’expérimentation psychique, on a acquis la conviction d’avoir entrouvert non seulement de nouveaux horizons à une branche naissante de la psychologie, mais également d’avoir constaté les applications de cette science à l’art de guérir, lesquelles se résument dans la thérapeutique suggestive, « thérapeutique révolutionnaire » au premier chef.

Le docteur Liébault, et après lui les docteurs Bérillon, Babinsky, Liégeois, Farenz Voisin Régis, D’Hotel, et tant d’autres font de la PSYCHOTHERAPIE.

Le professeur Surveille et les médecins de la clinique font de la MAGNETOTHÉRAPIE. Les uns comme les autres ont entrepris de supprimer la pharmacopée moderne, pour la remplacer par des agents mystérieux que les premiers appellent « fluide » et que les seconds appellent « suggestion ».

Mais MM Surveille, Encausse et Moutin peuvent-ils affirmer qu’ils n’ont jamais fait usage de la suggestion dans leurs cures magnétiques? Le docteur Bérillon peut-il dire qu’il n’a jamais calmé la fièvre d’un malade en lui apposant la main sur le front?

En vérité, il est regrettable, pour le bien de l’Humanité, que cette querelle entre magnétiseur et hypnotiseurs dure toujours. Si les deux camps réunis acceptaient de faire quelques concessions, que de miracles n’aurait-on pas à constater ! (…)

Chronologie de l'Hypnose

1493-1541 PARACELSE : Médecin Suisse et alchimiste. Voir: les phénomènes « magnétiques ».

1734-1815 MESMER : Médecin autrichien. Voir: le magnétisme animal.

1751-1825 PUYSEGUR : Disciple de Mesmer. Voir: Le somnambulisme magnétique.

1823-1904 BRAID : Médecin écossais. A l’origine du mot « HYPNOSE » et de la notion de monoïdéisme.

1823-1904 LIEBAULT : Suggestion verbale à des fins thérapeutiques. L’un des fondateurs de l’école de Nancy.

1837-1919 BERNHEIM : Chargé de démasquer Liébault, il finit par se convaincre des possibilités de l’Hypnose. Il est l’un des fondateurs de l’Ecole de Nancy.

1825-1893 CHARCOT : Médecin neurologue français, il pense que l’Hypnose est un état pathologique. Ecole de la Salpêtrière.

1857-1932 BABINSKI : Reconnaît l’importance de la suggestion. Principe de PITHIATISME ou guérison par la suggestion.

1857-1926 COUÉ : Pharmacien de Nantes. Il est à l’origine de la méthode COUÉ.

1856-1939 FREUD : Traduit les livres de Charcot et Bernheim en Allemand, avant de créer son approche analytique.

1849-1936 PAVLOV : L’hypnose en tant qu’état physiologique. Notion de psychosomatique.

1859-1947 JANET : Fondateur de la psychologie clinique. Méthode de régression hypnotique.

1884-1970 SCHULTZ : Comprend que certains patients parviennent à retomber en transe après avoir expérimenté l’Hypnose. Il développa une méthode de relaxation qui reproduit cet état.

1932 - CAYCEDO : Colombien, il créa la société d’Hypnose qui fut rebaptisée plus tard la Société de Sophrologie Médicale.

1901-1980 ERICKSON : Amélioration de la pratique de l’Hypnose classique. Naissance de l’Hypnose dite Ericksonienne.

1975 - BANDLER & GRINDER : Naissance de la Programmation Neuro-Linguistique.

2001 - LOCKERT & D’ANGELI : Naissance de l’Hypnose Humaniste. Naissance de la Thérapie Symbolique Avancée.

2012 - LÓPEZ : Création de l’Institut International d’Hypnose à Paris. S’est fixé pour mission d’exporter le savoir-faire autour de l’Hypnose vers les pays d’Afrique et Amérique Latine. 2017, ouverture de la IIH de Casablanca.

Évolution des techniques hypnotiques

Mesmer : La technique de Mesmer consistait à se placer en face du patient, à mettre les mains sur les épaules, pratiquer quelques passes magnétiques le long des bras, retenir les pouces puis appuyer la main sur l’endroit où était supposé résider la maladie. Sa technique à été maintes fois copiée mais peu souvent égalée. C’est ainsi que la parole s’est imposée, pour convertir sa technique dans l’Hypnose que vous connaissez aujourd’hui.

Deleuze : La méthode de DELEUZE est identique à celle développée par Mesmer, mais avec des passes magnétiques partout sur le corps.

Esdaille : Dans la méthode ESDAILLE, le patient n’est plus débout mais couché. L’opérateur fait des passes partout sur le corps, puis jette de temps à autres du souffle chaud et du souffle froid.

Liébault, Bernheim : Après un bref questionnaire, le sujet est invité à s’asseoir. L’opérateur répète des suggestions d’endormissement jusqu’à obtention du sommeil. Après vérification, des suggestions sont données au sujet pour obtenir sa guérison. Notion d’allopathie verbale, c’est à dire : des suggestions simples et répétées.

Bérillon : Il créé un synthèse de toutes les formes d’inductions, à savoir : endroit calme, détente, attention posée sur un métronome, une lumière bleue à 20 cm des yeux, des phrases d’autosuggestion et des suggestions directes.

Grossmann, Vogt : Principe de fractionnement de la transe, c’est-à-dire : on induit la transe vers le sommeil hypnotique, puis on le sort de la transe et on recommence de nombreuses fois. A force de fractionner la transe, le sujet plonge de plus en plus en hypnose.

Janet, Elman, Erickson : Les phénomènes hypnotiques sont utilisés de façon stratégique, de manière indirecte, par allusion, rappel des mécanismes inconscients et automatiques. 

Rossi, Araoz, Bandler, Grinder, Lockert : Les méthodes d’Erickson sont améliorées, revisitées, nourries grâce à l’apport d’autres formes de thérapie. Recherche de codification du travail d’Erickson tout en éliminant les techniques dites autoritaires. 

Lockert : Renversement de la mécanique de la transe. L’hypnose devient Humaniste, dans le sens où elle s’intéresse à l’humain et à ce qui le transcende.

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